Un peu d'histoire
Il existe de nombreuses théories concernant l'origine du nom Chianti. La plus populaire est que le mot dérive du latin "clango", qui fait référence au cri d'un oiseau ou à une note très aigue d'une trompette, et fait donc allusion aux campagnes sauvages et non cultivées de la région, plus adaptée à la chasse qu'à l'agriculture. Une autre théorie, beaucoup plus mondaine, attribue le nom à une noble famille Etrusque de la région, les "Clante", ou peut-être à un vigneron des collines des environs de Florence. Dès le 13ème siècle un district regroupant les communes de Gaiole, Radda et Castellina portait le nom de Chianti.
Le nom de Chianti était donc déjà bien établi au début du 15ème siècle, en dépit du fait que le vin connu comme le Chianti à cette époque était presque certainement du blanc ! Jusqu'aux années 60 il existait d'ailleurs toujours un Chianti bianco et de plus la réglementation de la DOC datant de 1967 autorisait jusqu'à 30% de cépages blancs dans le vin rouge. C'est au début du 20ème siècle que les vins de Chianti sont devenus très populaires, ou au moins leur style, car toutes les bouteilles marquées Chianti ne venaient pas de la région de Chianti, ni même de Toscane.
En 1924, le Consortium dont l'emblème est toujours le coq noir "Gallo Nero" s'est constitué (voir la page Gallo Nero), afin d'essayer de même un peu d'ordre dans une situation pour le moins chaotique. Le nouveau code de production établissant la DOCG en 1984 a tenté de réussir ce que celui de la DOC de 1967 n'avit pas réussi en termes de qualité notamment. Il n'y aucun doute cette nouvelle réglementation a permis au vin de s'améliorer grandement. Cependant, de nombreux vignerons trouvaient les règles trop restrictives et archaiques.
Cette situation a mené à l'apparition des SuperToscans, ces vins issus des mêmes cépages et des mêmes vignobles que le Chianti, mais élaborés en dehors du carcan des appellations et qui portent la mention "Vino da Tavola" ou "Toscana IGT" alors qu'il s'agit souvent de réussites incontestables et qui se vendent à des prix largement supérieurs à ceux des meilleurs Chianti Classico. Elle a mené également à une révision en profondeur de la réglementation en 1996, qui a vu l'avènement du Chianti Classico comme une véritable appellation à part entière (voir le détail ici).

